Ce qu’il faut savoir sur la prothèse mammaire

L’implantation de prothèses mammaires est l’une des chirurgies plastiques les plus répandues au monde. Il faut y voir des résultats très satisfaisants qui poussent de plus en plus de femmes à y recourir. Pourtant, bien qu’outil privilégié pour la reconstruction mammaire après un cancer, cette opération n’est pas anodine. Le point sur ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans une telle opération.

Qu’est-ce qu’une prothèse mammaire ?

La prothèse mammaire est une poche de silicone. Cette poche souple est remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique sous forme liquide. L’opération d’augmentation mammaire par implantation de prothèse mammaire consiste à introduire dans la glande mammaire une prothèse visant à remplacer ou à augmenter le sein.

Une telle intervention peut avoir un but purement esthétique ou médical. Elle peut être effectuée pour la reconstruction du sein après un cancer du sein. On peut également y recourir pour corriger la silhouette dans le cas d’une hypotrophie mammaire ou développement insuffisant de la poitrine, d’une ptose mammaire ou affaissement de la glande mammaire et d’une aplasie mammaire ou absence totale de poitrine.

Quels sont les différents types de prothèses mammaires ?

Il existe différents types de prothèses mammaires. La plupart d’entre elles sont des poches en silicone avec du gel silicone ou du sérum physiologique à l’intérieur.

Les prothèses contenant du gel silicone ont une consistance plus proche de la glande mammaire. Ceci est dû à la texture souple et cohésive du gel. Un de ses avantages réside donc dans l’effet naturel qu’il produit au toucher. La texture et la consistance du gel assurent également l’absence de plis et limitent les risques de dégonflement. Depuis 2001, la silicone est autorisée en France.

La prothèse mammaire avec sérum physiologique contient, quant à elle, un liquide composé de sel et d’eau. Ce liquide a une concentration similaire à celle du corps humain. Il est donc facilement absorbé par le corps. Ce qui est un avantage non négligeable en cas de rupture. Cependant, le risque de dégonflement d’une prothèse à sérum physiologique est élevé et sa consistance n’est pas très naturelle qu’avec un modèle avec gel silicone.

Pour ce qui est de la forme, il en existe deux : les prothèses rondes et celles anatomiques. Les formes rondes sont les plus courantes et elles tendent à donner plus de volume à la partie supérieure du sein. Les prothèses anatomiques sont, quant à elles, adaptées aux procédées de reconstructions mammaires après une mammectomie. En forme de goutte d’eau, elles ont cependant l’inconvénient de tourner sur elles-mêmes.

Comment se passe l’intervention ?

Avant toute intervention, il est nécessaire d’effectuer une mammographie afin d’analyser la glande mammaire et de détecter les éventuelles tumeurs. L’intervention proprement dite dure entre 45 minutes à 1 heure. Après l’intervention, vous devez rester à l’hôpital pendant 24 heures. L’opération se fait en général sous anesthésie générale. Il est donc impératif de suivre les consignes données par le chirurgien avant l’intervention.

Après l’intervention, des petites cicatrices vont apparaître, résultant des incisions faites pour introduire la prothèse mammaire. Peu visibles, ces cicatrices vont disparaître dans les 6 mois. Elles se situent en général sous le mamelon. L’incision peut également dans le creux de l’aisselle ou dans le pli sous-mammaire. Après l’opération, des douleurs peuvent être ressenties, mais des antalgiques sont prescrits pour les soulager. Elles disparaîtront peu à peu.

Il est primordial de vérifier les implants tous les deux ans. 

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